Point de conjoncture 11 juin 2010

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Environnement : les vertus de la rigueur...

Le secteur de l'environnement repose historiquement sur 3 piliers : les réglementations, le financement et la volonté politique. Sur les deux derniers mois, les utilities vertes avaient été pénalisées par la montée en puissance de la crise de la dette souveraine dans les pays du Sud, synonyme pour ces sociétés, d'inflation des coûts de financement.

Aujourd'hui, c'est tout le secteur qui est affecté par le manque de visibilité réglementaire lié à la mise en place de politiques de rigueur budgétaire. Dans le même temps, la hausse du dollar redonne temporairement aux acteurs européens un peu de compétitivité dans la guerre des prix avec les chinois et les américains...Mais plus que jamais, il convient de raisonner à moyen terme : la violente correction sur les leaders du solaire chinois et américain sera source d'opportunités demain...

Plutôt que de s'interroger sur les impacts à court terme de cette crise, mieux vaut s'interroger sur la solidité du 3è pilier sur lequel s'appuie historiquement le développement du secteur : la volonté politique. Nous pensons que la crise actuelle va accélérer la rationalisation en cours du secteur de l'environnement ce qui permettra à la fois d'éviter les bulles spéculatives et de créer des emplois en Europe et pas seulement en Asie et aux Etats-Unis....La politique française en matière d'énergies renouvelables (rapports Ollier et Puech, nouveaux tarifs de rachat..) en est un bon exemple. Nous sommes en train d'assister à un recentrage sur les filières où notre pays dispose d'un véritable avantage concurrentiel : concentration dans l'éolien autour des acteurs ayant l'expertise et la taille critique nécessaires, développement de l'éolien offshore où nous disposons de vrais leaders, et promotion de la biomasse, la France disposant du 3è potentiel forestier européen. A l'horizon 2020, ce sont plus de 80 000 emplois qui pourraient être créés dans la seule filière bois énergie, 600 000 dans l'environnement en général !

Alors incertitude à court terme oui, incontestablement, mais une fois les incertitudes levées, le secteur de l'environnement devrait, sur des bases assainies et de façon plus sélective, être l'un des moyens privilégiés de retrouver de la croissance afin de rembourser la dette. Le Président Obama ne vient-il pas d'ailleurs de réaffirmer son empressement à faire valider l' « Energy Bill », malgré un agenda politique chargé...

Plus que jamais, l'expertise accumulée par Financière de Champlain dans l'analyse des réglementations et des atouts énergétiques propres à chaque zone géographique est précieuse pour anticiper la nouvelle configuration du secteur. Le positionnement généraliste du fonds nous permet également de profiter de la bonne résistance du secteur de l'eau et du potentiel du secteur des déchets en cas de basculement vers un scénario inflationniste lié à l'ampleur de la création monétaire par les banques centrales.